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VOS PROJETS

Alléger votre
fiscalité

Un dispositif fiscal ne crée pas de richesse. Il déplace une charge dans le temps, la transforme, ou l’échange contre un engagement de votre part.

Forêt stylisée aux couleurs du cabinet, avec le système racinaire visible sous la ligne de sol
LE POINT DE DÉPART
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Ce que « payer moins d’impôts » veut dire, et ne veut pas dire

D'où vient votre impôt 

Payer beaucoup parce que vos revenus d’activité sont élevés, parce que vous percevez des loyers, ou parce que vous avez cédé des titres, ce n’est pas la même chose. Chaque source appelle des leviers différents.

Votre tranche marginale

Le taux auquel est imposé le dernier euro de revenu de votre foyer. C’est elle, et non votre taux moyen, qui détermine le gain d’une déduction de revenu.

Les prélèvements sociaux

Une imposition distincte de l’impôt sur le revenu, qui frappe la plupart des revenus du patrimoine. Un dispositif peut réduire l’un sans réduire les autres.

La contrepartie

L’État accorde un avantage parce qu’il vous demande quelque chose en retour : immobiliser une somme, prendre un risque, vous engager sur une durée. La question utile n’est pas combien vous économisez, mais ce que vous acceptez en échange.

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Quatre familles de leviers

On les retrouve derrière presque tous les produits qui vous seront présentés, quel que soit le nom commercial employé. 

Chacune se lit sur trois colonnes. L’avantage n’est jamais plus gros que le risque.

L'épargne retraite

APPORTE

Un effet immédiat sur l’impôt de l’année, d’autant plus marqué que votre tranche est élevée

COÛTE

Frais sur versement, de gestion, d’arbitrage, prélevés chaque année

FAIT RISQUER

Épargne bloquée jusqu’à la retraite ; l’avantage est un décalage, pas un gain acquis

Les dispositifs de réduction d’impôt

APPORTE

Une réduction directe de l’impôt dû, et l’accès à des actifs rares pour un particulier

COÛTE

Des frais supérieurs à ceux d’un placement classique, une immobilisation de plusieurs années

FAIT RISQUER

Une perte en capital élevée, et le plus souvent aucun marché pour revendre avant l’échéance

La détention immobilière

APPORTE

Un revenu locatif dont la fraction imposée peut être inférieure au loyer encaissé

COÛTE

Frais d’acquisition non récupérables, travaux, taxe foncière, charges

FAIT RISQUER

Peu de liquidité, vacance, impayés, travaux imprévus

L’assurance-vie

COÛTE

Une imposition différée, et un régime propre après huit ans de détention

COÛTE

Frais sur versement, de gestion, d’arbitrage, et frais des supports

FAIT RISQUER

Capital non garanti hors fonds en euros

Nous travaillons avec une sélection restreinte de solutions et de partenaires. Nous ne prétendons pas examiner l’ensemble de l’offre du marché. Voir comment nous travaillons

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Ce que nous ne faisons pas

Il nous paraît plus honnête de le dire que de le laisser deviner.

01

Nous ne faisons pas d’optimisation agressive : ni zones grises de la loi, ni interprétations que l’administration n’a pas validées.

03

Nous ne validons pas une opération sans deux vérifications : serait-elle encore acceptable si l’avantage disparaissait, et si votre situation changeait ?

02

Nous ne vous proposons pas un placement qui ne tiendrait pas debout sans son avantage fiscal. Si vous le refuseriez à fiscalité nulle, l’avantage ne doit pas vous le faire accepter.

04

Nous n’empiétons pas sur le métier des autres. Nous travaillons avec votre notaire, votre expert-comptable et, si le sujet l’exige, votre avocat fiscaliste.

05

Nous ne vous laissons pas avec une organisation qui se démode. La loi change, la famille change, le patrimoine change : nous revenons vers vous dans la durée.

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Alléger votre fiscalité

 

Vous avez le sentiment de payer beaucoup, et vous ne savez pas toujours pourquoi ni sur quoi agir. Alléger sa fiscalité commence par comprendre d’où vient l’impôt, avant de choisir un dispositif. Il existe des leviers, et chacun a une contrepartie : un blocage, un risque, un coût, un engagement de durée. Nous vous les présentons avant de vous proposer quoi que ce soit.

 

Ce que « payer moins d’impôts » veut dire, et ne veut pas dire

 

Réduire son impôt n’est pas un objectif patrimonial. C’est une conséquence possible d’un choix d’investissement ou d’organisation, jamais sa raison d’être.

 

Un dispositif fiscal ne crée pas de richesse. Il déplace une charge dans le temps, la transforme, ou l’échange contre un engagement de votre part. L’État accorde un avantage parce qu’il vous demande quelque chose en retour : immobiliser une somme, prendre un risque, conserver un bien, respecter des conditions de location, ne pas toucher à votre épargne pendant une longue période.

 

La question utile n’est donc pas « combien vais-je économiser ». Elle est : que suis-je en train d’accepter en échange, et est-ce que cela sert le projet que j’ai réellement.

 

Nous rencontrons régulièrement des situations où un investissement a été réalisé pour son avantage fiscal seul. L’avantage a été obtenu. Le bien, le contrat ou la part se sont révélés difficiles à revendre, peu rentables, ou inadaptés à la situation de la personne quelques années plus tard. Le gain fiscal ne compense jamais un mauvais actif.

 

Notre règle est simple : un placement doit tenir debout sans son avantage fiscal. Si vous le refuseriez à fiscalité nulle, l’avantage fiscal ne doit pas vous le faire accepter.

 

Comprendre d’abord comment vous êtes imposé

 

Avant de parler de solutions, nous regardons d’où vient votre impôt. Ce n’est pas la même chose de payer beaucoup parce que vos revenus d’activité sont élevés, parce que vous percevez des revenus locatifs, parce que vous avez cédé des titres ou une entreprise, ou parce que votre patrimoine immobilier vous rend redevable de l’impôt sur la fortune immobilière.

 

Chaque source d’imposition appelle des leviers différents, et certains leviers efficaces sur un revenu sont sans effet sur un autre.

 

La tranche marginale d’imposition est le taux auquel est imposé le dernier euro de revenu de votre foyer. C’est elle, et non votre taux moyen, qui détermine le gain d’une déduction de revenu. Une déduction de 1 000 € fait économiser 110 € à quelqu’un imposé à 11 %, et 410 € à quelqu’un imposé à 41 %. C’est la première chose que nous calculons.

 

Les prélèvements sociaux sont une imposition distincte de l’impôt sur le revenu, qui frappe la plupart des revenus du patrimoine. Un dispositif peut réduire l’impôt sur le revenu sans réduire les prélèvements sociaux — et depuis 2026, ces prélèvements ne sont même plus au même taux selon la nature du revenu. Les repères en bas de page donnent le détail.

 

Comment sont imposés les revenus de votre patrimoine

 

Les revenus que produit votre patrimoine financier — intérêts, dividendes, plus-values de cession de titres, gains retirés d’un contrat — n’obéissent pas aux mêmes règles que votre salaire. Comprendre cette mécanique vous évite deux erreurs fréquentes : croire que tout est imposé de la même façon, et croire que vous n’avez aucun choix.

 

Deux voies possibles, et un choix à faire

 

Ces revenus peuvent être imposés de deux manières. La première est une imposition forfaitaire : un taux unique s’applique, quel que soit le niveau de vos autres revenus. C’est le régime qui s’applique par défaut, sans démarche de votre part. La seconde est l’imposition au barème progressif, celui qui sert déjà à imposer vos revenus d’activité. Vos revenus financiers viennent alors s’ajouter à vos autres revenus, et sont imposés à votre tranche marginale.

 

Le choix entre les deux se fait par une option, exercée au moment de la déclaration de revenus, en cochant une case. Deux caractéristiques de cette option sont essentielles et rarement comprises.

 

Elle est globale : elle s’applique à l’ensemble des revenus financiers du foyer pour l’année concernée, et non support par support. On ne peut pas choisir le barème pour un revenu et le forfait pour un autre.

 

Elle est annuelle : elle se rejoue chaque année, et un choix pertinent une année ne l’est pas nécessairement la suivante, parce que vos revenus, votre composition familiale ou la nature de vos gains ont changé.

 

Une nouveauté qui change la donne : cette option était jusqu’ici irrévocable une fois exercée. La loi de finances pour 2026 a supprimé ce caractère irrévocable. C’est une souplesse nouvelle, encore peu connue, et elle mérite d’être vérifiée au moment de votre déclaration.

 

Ce qui fait pencher d’un côté ou de l’autre

 

La comparaison ne se fait pas au doigt mouillé. Elle se calcule, pour votre foyer, sur l’année en cours. Quatre éléments pèsent dans le calcul.

 

Votre tranche marginale d’imposition d’abord : plus elle est basse, plus le barème peut devenir intéressant face à un taux forfaitaire unique.

 

La nature de vos revenus ensuite. Les dividendes ouvrent droit, au barème seulement, à un abattement de 40 %. Et une fraction de la contribution sociale généralisée devient déductible de votre revenu global, là aussi uniquement si vous optez pour le barème. Ces deux avantages disparaissent sous le régime forfaitaire.

 

Le volume de vos revenus financiers par rapport à vos autres revenus, puisque les faire basculer dans le barème peut vous faire changer de tranche.

 

L’existence, ou non, de moins-values ou de déficits imputables.

 

Le prélèvement opéré à la source n’est pas l’impôt définitif

 

Sur les dividendes et les intérêts, un prélèvement est opéré au moment où le revenu est versé. Ce n’est pas l’impôt définitif : c’est une avance, régularisée l’année suivante lors du calcul de votre impôt.

 

Un mécanisme de dispense existe pour les foyers dont le revenu de référence est inférieur à un certain niveau. Il suppose une démarche à effectuer avant le 30 novembre de l’année précédant le versement, et il est très souvent oublié. Les seuils figurent dans les repères. Pour un foyer modeste, c’est de la trésorerie immobilisée pendant plus d’un an pour rien.

 

Ce que cela change concrètement

 

Ce que cela apporte

Le choix entre forfait et barème est un levier gratuit : il ne demande ni versement, ni immobilisation, ni prise de risque. C’est le premier que nous regardons, avant tout produit.

 

Ce que cela coûte

Du temps de calcul, chaque année, et la nécessité de rassembler l’ensemble des revenus financiers du foyer avant de trancher.

 

Ses inconvénients et ses risques

Une option prise sans simulation complète peut se retourner contre vous, parce qu’elle est globale : un choix favorable sur vos dividendes peut être défavorable sur vos plus-values de la même année. Enfin, ces règles font partie de celles que les lois de finances modifient le plus souvent : ce qui était pertinent l’an dernier ne l’est pas mécaniquement cette année. Les prélèvements sociaux et le caractère révocable de l’option ont tous deux changé au 1er janvier 2026.

 

L’impôt sur la fortune immobilière

 

Qui est concerné

 

L’impôt sur la fortune immobilière, souvent désigné par ses initiales IFI, est un impôt annuel dû par les foyers dont le patrimoine immobilier net dépasse 1 300 000 € au 1er janvier. Il est déclaré en même temps que les revenus.

 

Deux points sont régulièrement mal compris. Le foyer retenu pour cet impôt n’est pas celui de l’impôt sur le revenu : des concubins sont imposés ensemble à l’IFI alors qu’ils déclarent séparément leurs revenus. Et le patrimoine des enfants mineurs dont vous avez l’administration légale des biens entre dans le calcul.

 

Une décote existe pour les patrimoines situés juste au-dessus du seuil, entre 1 300 000 € et 1 400 000 €. Elle évite l’effet de seuil brutal, mais elle ne dispense pas de déclarer.

 

Sur quelle assiette

 

Cet impôt ne porte que sur l’immobilier. Vos placements financiers, votre épargne bancaire, vos contrats d’assurance-vie investis sur des supports non immobiliers en sont hors champ.

 

L’assiette comprend les biens détenus directement — résidence principale, résidences secondaires, biens locatifs, terrains — mais aussi la fraction immobilière de ce que vous détenez indirectement : parts de sociétés civiles immobilières, parts de sociétés civiles de placement immobilier, et la part représentative d’immobilier des unités de compte de vos contrats. C’est la raison pour laquelle une assurance-vie peut entrer partiellement dans le calcul alors même qu’elle est considérée comme un placement financier. Beaucoup de contribuables l’ignorent et sous-déclarent sans le savoir.

 

L’assiette est nette : les dettes affectées aux biens imposables, à commencer par les emprunts en cours pour les acquérir, viennent en déduction, dans des conditions et des limites précises. La résidence principale bénéficie d’un abattement de 30 % sur sa valeur vénale, et les biens affectés à une activité professionnelle sont exonérés.

 

Un mécanisme de plafonnement existe : le total formé par l’IFI et par vos impôts sur les revenus de l’année précédente ne peut pas dépasser 75 % de vos revenus. Au-delà, l’IFI est réduit d’autant. C’est un calcul à faire, pas un droit automatique.

 

Pourquoi l’immobilier se regarde différemment à ce titre

 

Depuis que l’imposition du patrimoine a été recentrée sur le seul immobilier, deux patrimoines de même valeur ne sont plus traités de la même façon : celui qui est investi en immobilier est taxé chaque année, celui qui est investi en actions ou en obligations ne l’est pas.

 

Cela ne signifie pas qu’il faille fuir l’immobilier. Cela signifie que le coût de détention d’un bien immobilier ne se limite pas à la taxe foncière, aux charges et aux travaux : pour les patrimoines concernés, il inclut un impôt annuel qui se paie en argent alors que le bien, lui, ne produit pas toujours la trésorerie correspondante. Un patrimoine composé d’immobilier peu ou pas loué peut ainsi générer un impôt sans générer les revenus pour l’acquitter.

 

C’est un paramètre à intégrer avant d’acheter, pas après. Nous le chiffrons avec vous lorsque votre patrimoine s’en approche. Notre page investir dans l’immobilier traite le reste du sujet.

 

Les grandes familles de leviers

 

Les mécaniques fiscales ne sont pas innombrables. Il en existe quelques-unes, que l’on retrouve derrière presque tous les produits qui vous seront présentés. Les connaître vous permet de comprendre ce qu’on vous propose, quel que soit le nom commercial employé.

 

Chacune est présentée de la même manière : ce qu’elle apporte, ce qu’elle coûte, ses inconvénients et ses risques. La dernière partie n’est jamais la plus courte.

 

L’épargne retraite : déduire aujourd’hui, être imposé plus tard

 

Vous versez sur un plan d’épargne retraite. Le versement se déduit de votre revenu imposable, dans une limite annuelle. Votre impôt de l’année baisse. L’épargne travaille pendant la phase d’accumulation. À la sortie, au moment de la retraite, ce que vous récupérez est imposé, selon des règles qui dépendent de la forme de sortie choisie et de la nature des sommes.

 

Ce que cela apporte

Un effet immédiat sur l’impôt de l’année, d’autant plus marqué que votre tranche marginale est élevée. Une épargne dédiée à un objectif long, difficile à détourner en cours de route. Un report d’imposition qui peut être favorable si votre taux d’imposition est plus bas à la retraite qu’en activité. Notre page préparer votre retraite détaille les plafonds de déduction et les cas de déblocage.

 

Ce que cela coûte

Des frais sur versement le cas échéant, des frais de gestion annuels sur le contrat, des frais propres à chaque support d’investissement choisi à l’intérieur du plan, et éventuellement des frais d’arbitrage. Ces frais se cumulent et se prélèvent chaque année, y compris les années où la performance est négative. Nous vous les détaillons ligne par ligne avant toute souscription.

 

Ses inconvénients et ses risques

L’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé limitativement prévus par la loi. Vous ne pouvez donc pas compter sur ces sommes pour un projet intermédiaire. L’avantage fiscal n’est pas un gain acquis : c’est un décalage, et une part de l’impôt évité aujourd’hui sera due demain, à un taux que personne ne connaît. Si votre tranche d’imposition à la retraite est identique ou supérieure à celle d’aujourd’hui, l’intérêt fiscal se réduit fortement, voire disparaît. Enfin, sauf à rester sur un support à capital garanti, votre épargne est investie sur les marchés financiers : elle peut baisser, et le capital n’est pas garanti. La déduction porte sur ce que vous versez, jamais sur ce que vous récupérerez.

 

Les dispositifs de réduction d’impôt : un avantage contre un risque

 

Vous investissez dans un support que l’État souhaite encourager — financement de petites entreprises, restauration d’un patrimoine bâti, investissement outre-mer, forêt, entre autres. En contrepartie, vous obtenez une réduction directe de votre impôt, calculée sur le montant investi. L’engagement de conservation est long et les conditions doivent être respectées à la lettre.

 

Ce que cela apporte

Un effet sur l’impôt plus direct que la déduction de revenu : la réduction vient en diminution de l’impôt dû, et non du revenu imposable. Un accès à des actifs auxquels un particulier accède rarement autrement. Pour certains dispositifs, une utilité économique ou patrimoniale réelle au-delà du seul aspect fiscal.

 

Ce que cela coûte

Des frais de souscription et de gestion souvent supérieurs à ceux d’un placement classique, parce que ces montages sont complexes à structurer et à suivre. Une durée d’immobilisation qui se compte en années. Un temps de suivi administratif, année après année, pour conserver le bénéfice de l’avantage.

 

Ses inconvénients et ses risques

Le risque de perte en capital est ici central, et il est élevé sur plusieurs de ces dispositifs : financer de jeunes entreprises non cotées, c’est accepter que certaines ne survivent pas. Il n’existe le plus souvent aucun marché organisé pour revendre avant l’échéance : vous êtes engagé jusqu’au bout, même si votre situation change. Le rendement final peut être négatif malgré l’avantage fiscal. Le non-respect d’une condition — durée de conservation, affectation, engagement de location — entraîne la reprise de l’avantage par l’administration, majorée le cas échéant. S’ajoute une limite d’ensemble : le total des avantages fiscaux dont vous pouvez bénéficier est plafonné, et le plafond est vite atteint. Ces investissements ne conviennent qu’à une part limitée d’un patrimoine, à une personne qui peut se passer des sommes engagées pendant toute la durée, et qui accepte d’en perdre une partie.

 

Un dispositif ouvert aujourd’hui peut être fermé demain

 

C’est le risque le moins visible et le plus structurant. La règle fiscale n’est pas un droit acquis : elle est votée chaque année.

 

Le dispositif Pinel, qui a longtemps servi d’argument principal à la vente d’appartements neufs, est fermé aux nouvelles opérations depuis le 1er janvier 2025. Il ne reste que les engagements pris avant cette date, qui continuent de courir jusqu’à leur terme avec leurs obligations de location — et qui peuvent être prorogés, à condition d’en formuler la demande par écrit au bon moment, ce qui se rate facilement.

 

D’autres dispositifs ont connu le même sort avant lui, resserrés puis supprimés. À l’inverse, de nouveaux apparaissent : un dispositif a succédé au Pinel en février 2026, avec une mécanique différente, et une exonération temporaire de donation pour l’achat d’un logement s’arrête le 31 décembre 2026. Nous ne présentons donc aucun dispositif comme disponible sans avoir vérifié, à la date de votre rendez-vous, qu’il l’est encore et à quelles conditions.

 

Si vous détenez un investissement réalisé sous un dispositif aujourd’hui fermé, cela ne remet pas en cause votre avantage : il faut en revanche vérifier que vos obligations sont bien tenues, et préparer ce qui se passera à la fin de l’engagement, moment où beaucoup de propriétaires se retrouvent sans plan.

 

La détention immobilière : jouer sur les charges et sur l’amortissement

 

Les revenus locatifs sont imposés après déduction de certaines charges. Selon le régime — location nue ou location meublée, régime forfaitaire ou régime réel — l’assiette imposable se calcule différemment. Certains régimes permettent de déduire les charges réelles et les intérêts d’emprunt, d’autres de constater comptablement l’usure du bien, ce qui réduit le revenu imposable sans sortie d’argent.

 

Ce que cela apporte

Un revenu locatif dont la fraction imposée peut être inférieure au loyer encaissé, pendant plusieurs années. La possibilité, dans certaines configurations, d’imputer un déficit et de réduire l’imposition d’autres revenus. Un actif tangible, finançable à crédit. Les seuils et les plafonds sont détaillés sur notre page investir dans l’immobilier.

 

Ce que cela coûte

Les frais d’acquisition, dont les droits d’enregistrement et les frais de notaire, qui représentent une somme non récupérable à la revente. Les travaux d’entretien et de mise aux normes. La taxe foncière et les charges non récupérables. Les honoraires de gestion si vous déléguez, ceux d’un comptable si vous relevez d’un régime réel. Ces charges courent que le bien soit loué ou non.

 

Ses inconvénients et ses risques

L’immobilier locatif est peu liquide : une vente prend des mois, parfois plus, et à un prix que le marché fixe et non vous. La vacance locative et les impayés interrompent le revenu sans interrompre les échéances de crédit ni les charges. Les travaux imprévus sont fréquents et rarement modestes. Et depuis février 2025, les amortissements pratiqués en location meublée viennent augmenter la plus-value imposable à la revente : une opération jugée rentable pendant la détention peut se révéler décevante une fois la plus-value calculée. S’ajoute, pour les patrimoines concernés, l’impôt sur la fortune immobilière décrit plus haut. Enfin, la fiscalité immobilière est une des matières les plus modifiées d’une loi de finances à l’autre.

 

L’assurance-vie : une enveloppe, pas un placement

 

L’assurance-vie est un contrat qui contient des supports d’investissement — un fonds à capital garanti, dit fonds en euros, et des unités de compte, c’est-à-dire des supports dont la valeur suit les marchés et n’est pas garantie. Tant que vous ne retirez rien, les gains ne sont pas imposés à l’impôt sur le revenu. L’imposition intervient au moment d’un retrait, et seulement sur la part de gain contenue dans ce retrait. Le contrat obéit par ailleurs à des règles propres au moment du décès.

 

Ce que cela apporte

Une souplesse d’usage : l’argent reste disponible à tout moment, contrairement à ce que l’on entend souvent. Une imposition différée, qui laisse les gains se capitaliser. Un régime spécifique en cas de retrait après huit ans de détention. Un cadre de transmission propre, que nous détaillons sur notre page organiser votre transmission. Et un avantage devenu récent : l’assurance-vie a conservé des prélèvements sociaux à 17,2 % là où les autres placements financiers sont passés à 18,6 %.

 

Ce que cela coûte

Des frais sur versement, quand il y en a, des frais de gestion annuels prélevés sur l’encours, des frais propres à chaque support, et des frais d’arbitrage éventuels. Un contrat peu coûteux et un contrat cher peuvent afficher le même argumentaire commercial : c’est la lecture des conditions tarifaires qui fait la différence. Nous vous remettons systématiquement le détail des frais du contrat proposé et de ce que le cabinet perçoit.

 

Ses inconvénients et ses risques

Hors fonds en euros, le capital n’est pas garanti : les unités de compte peuvent baisser, et l’assureur ne garantit que le nombre d’unités, pas leur valeur. Les performances passées d’un support ne préjugent pas de ses performances futures. La garantie du fonds en euros a elle-même un coût, sous forme d’un rendement plus faible, et certains contrats conditionnent l’accès au fonds en euros à une part d’investissement en unités de compte. Les retraits effectués tôt sont imposés selon un régime moins favorable que ceux effectués plus tard, ce qui pénalise un contrat ouvert pour un besoin de court terme. La fraction immobilière des unités de compte peut entrer dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière. Enfin, un contrat mal alimenté, mal alloué ou jamais revu perd une grande partie de son intérêt : l’enveloppe ne fait rien toute seule.

 

Repères chiffrés

 

Barème de l’impôt sur le revenu applicable en 2026 : aucune imposition jusqu’à 11 600 € par part, 11 % de 11 601 à 29 579 €, 30 % de 29 580 à 84 577 €, 41 % de 84 578 à 181 917 €, et 45 % au-delà. Les tranches ont été revalorisées de 0,9 % par la loi de finances pour 2026.

 

Plafond du quotient familial : 1 807 € par demi-part. Il est porté à 4 262 € pour la première part entière accordée au parent isolé pour son premier enfant à charge.

 

Décote : elle s’applique lorsque l’impôt brut est inférieur à 1 982 € pour une personne seule, ou à 3 277 € pour un couple.

 

Contribution exceptionnelle sur les hauts revenus : elle s’ajoute à l’impôt lorsque le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple. Le taux est de 3 %, porté à 4 % au-delà de 500 000 € pour une personne seule et de 1 000 000 € pour un couple.

 

Contribution différentielle sur les hauts revenus : créée en 2025 et prorogée par la loi de finances pour 2026, elle garantit une imposition minimale de 20 % du revenu fiscal de référence au-delà des mêmes seuils de 250 000 € et 500 000 €. Elle donne lieu à un acompte de 95 %, à verser entre le 1er et le 15 décembre. Elle s’appliquera jusqu’à l’année où le déficit du budget général sera constaté sous 3 % du produit intérieur brut.

 

Prélèvement forfaitaire unique : 31,4 % sur les produits de placement encaissés à compter du 1er janvier 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Il était de 30 % auparavant.

 

Une exception qui compte : l’assurance-vie, l’épargne logement, les revenus fonciers et les plus-values immobilières conservent des prélèvements sociaux à 17,2 %. Le prélèvement forfaitaire sur l’assurance-vie reste donc à 30 %, ou 24,7 % lorsque le taux d’impôt sur le revenu de 7,5 % s’applique.

 

Option pour le barème progressif : elle se coche sur la déclaration de revenus, elle est globale pour l’ensemble des revenus financiers du foyer, et annuelle. La loi de finances pour 2026 a supprimé son caractère irrévocable.

 

Abattement de 40 % sur les dividendes : applicable uniquement en cas d’option pour le barème progressif.

 

Fraction de contribution sociale généralisée déductible : 6,8 %, uniquement en cas d’option pour le barème. Ce taux est resté à 6,8 % malgré le passage de la contribution de 9,2 % à 10,6 %.

 

Acompte prélevé à la source : 12,8 % sur les dividendes comme sur les intérêts. Ce n’est pas l’impôt définitif.

 

Dispense de cet acompte : pour les dividendes, si le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 50 000 € pour une personne seule ou 75 000 € pour un couple. Pour les intérêts, si ce revenu est inférieur à 25 000 € ou 50 000 €. La demande doit être faite au plus tard le 30 novembre de l’année précédant le versement.

 

Impôt sur la fortune immobilière, seuil : patrimoine immobilier net taxable supérieur à 1 300 000 € au 1er janvier.

 

Impôt sur la fortune immobilière, barème : aucune imposition jusqu’à 800 000 €, 0,50 % de 800 000 à 1 300 000 €, 0,70 % de 1 300 000 à 2 570 000 €, 1 % de 2 570 000 à 5 000 000 €, 1,25 % de 5 000 000 à 10 000 000 €, et 1,50 % au-delà. Le barème s’applique dès 800 000 € une fois le seuil de 1 300 000 € franchi.

 

Abattement sur la résidence principale : 30 % de sa valeur vénale.

 

Décote pour les patrimoines proches du seuil : entre 1 300 000 € et 1 400 000 €, la décote est égale à 17 500 € diminués de 1,25 % du patrimoine net taxable.

 

Plafonnement de l’impôt sur la fortune immobilière : le total formé par cet impôt et par les impôts dus au titre des revenus de l’année précédente ne peut pas dépasser 75 % de ces revenus. L’excédent vient en réduction.

 

Foyer retenu pour l’impôt sur la fortune immobilière : une personne seule, un couple marié quel que soit le régime matrimonial, un couple pacsé, des concubins, et les enfants mineurs dont vous ou votre conjoint avez l’administration légale des biens.

 

Plafonnement global des avantages fiscaux : 10 000 € par an et par foyer, porté à 18 000 € en présence d’investissements outre-mer ou de souscriptions au capital de sociétés de financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle.

 

Mis à jour le 3 septembre 2026. Sources : impots.gouv.fr, bofip.impots.gouv.fr, service-public.gouv.fr. Ces montants et ces taux sont susceptibles d’évoluer, et la fiscalité est la matière que les lois de finances modifient le plus souvent : la date ci-dessus indique la dernière vérification effectuée par le cabinet. Le traitement fiscal dépend de votre situation individuelle.

 

Un avantage fiscal ne justifie jamais à lui seul un investissement

 

C’est le principe qui gouverne toute cette page, et nous préférons le répéter plutôt que de le sous-entendre.

 

Un investissement se juge sur ce qu’il rapporte, sur ce qu’il risque, sur sa disponibilité et sur sa cohérence avec votre situation. La fiscalité intervient après, comme un paramètre parmi d’autres. Elle peut faire pencher la balance entre deux solutions comparables. Elle ne doit jamais faire accepter une solution que vous auriez refusée sans elle.

 

Deux vérifications, systématiquement, avant de valider une opération à caractère fiscal. Serait-elle encore acceptable si l’avantage disparaissait ? Et si votre situation changeait — perte de revenus, séparation, mobilité professionnelle, besoin de trésorerie — l’engagement pris resterait-il tenable ?

 

Si la réponse à l’une des deux est non, nous vous le disons, et nous ne vous la proposons pas.

 

Ce que nous ne faisons pas

 

Il nous paraît plus honnête de le dire que de le laisser deviner.

 

Nous ne faisons pas d’optimisation agressive. Nous ne cherchons pas les zones grises de la loi ni les interprétations que l’administration n’a pas validées. Ce qui se gagne ainsi se perd souvent au contrôle, majorations comprises, et le temps passé à se défendre coûte plus cher que l’impôt évité.

 

Nous travaillons avec votre notaire, votre expert-comptable et, si le sujet l’exige, votre avocat fiscaliste, et nous vous disons quand un sujet relève d’eux plutôt que d’empiéter sur leur métier.

 

Nous revenons vers vous dans la durée, parce qu’une organisation fiscale se démode : la loi change, la famille change, le patrimoine change. Voir comment nous travaillons.

 

Nous nous déplaçons chez vous, en Haute-Savoie, dans le bassin annécien et le Pays de Gex, plus largement en Rhône-Alpes, et partout en France en visioconférence. Il n’y a pas de montant minimum pour nous solliciter. AE Patrimoine est un cabinet indépendant, sans lien capitalistique avec un assureur, une banque, une société de gestion ou un promoteur.

 

Vos questions

 

Est-ce que je paie trop d’impôts ?

 

Nous ne savons pas le dire dans l’absolu, et personne ne le peut. Nous savons en revanche regarder si votre imposition correspond à votre situation réelle, si des dispositifs auxquels vous avez droit ne sont pas utilisés, et si des choix passés produisent aujourd’hui un effet que vous n’aviez pas anticipé. C’est un travail de vérification, pas un slogan.

 

Vaut-il mieux choisir l’imposition forfaitaire ou le barème ?

 

Cela dépend de votre tranche marginale, de la nature de vos revenus financiers, de leur volume par rapport à vos autres revenus, et de vos éventuelles moins-values. Le choix est global pour l’année entière. Il se simule chaque année, avant la déclaration, avec les taux en vigueur à ce moment-là. Une règle simple pour se repérer : en dessous de la tranche à 30 %, le barème mérite presque toujours d’être calculé.

 

Suis-je concerné par l’impôt sur la fortune immobilière ?

 

Si votre patrimoine immobilier net dépasse 1 300 000 € au 1er janvier, oui. Attention à deux pièges : les dettes viennent en déduction, mais la fraction immobilière de vos contrats d’assurance-vie et de vos parts de sociétés civiles vient en addition. Et si vous vivez en concubinage, vos deux patrimoines sont additionnés. Beaucoup de personnes le découvrent tardivement, après un héritage ou une hausse de la valeur d’un bien.

 

Pouvez-vous me garantir une économie d’impôt ?

 

Non, et personne ne le peut sérieusement. Nous pouvons décrire une mécanique, la simuler sur votre situation avec les données en vigueur, et vous dire ce qu’elle vous engage à faire en échange. Le résultat dépend de vos revenus futurs, de la loi qui sera applicable, et de la façon dont l’investissement lui-même se comportera.

 

Vous remplacez mon expert-comptable ou mon avocat fiscaliste ?

 

Non. L’expert-comptable traite la comptabilité et la fiscalité de l’entreprise ; l’avocat fiscaliste intervient sur les situations complexes et les contentieux. Notre rôle est d’avoir la vue d’ensemble de votre patrimoine, de préparer les décisions avec vous et de faire le lien entre vos interlocuteurs. Nous travaillons avec eux, pas à leur place.

 

Les chiffres de cette page sont-ils à jour ?

 

Ils portent une date de vérification, indiquée sous le bloc de repères, et ils sont revus au moins une fois par an, après chaque loi de finances. Mais la fiscalité est la matière qui bouge le plus : nous les revérifions systématiquement à la source pour votre situation au moment du rendez-vous, et nous vous indiquons leur date. Un chiffre lu sur une page web, même la nôtre, ne remplace jamais cette vérification.

 

Prendre rendez-vous

 

Faisons le point sur votre imposition. Un premier échange permet de comprendre d’où vient votre impôt, de regarder ce que vous détenez déjà et de voir ce qui peut être organisé. Nous vous disons dès ce moment-là si nous pensons pouvoir vous être utiles. Il est gratuit et sans engagement.

 

Nous n’avons pas d’agenda en ligne : vous laissez une demande, et nous vous rappelons sous 48 heures. Cela évite les rendez-vous fantômes, et cela nous laisse le temps de préparer l’échange.

 

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Cette page est une communication du cabinet AE Patrimoine. Elle a une vocation d'information générale, décrit des mécanismes sans tenir compte de votre situation personnelle, et ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement, ni une consultation juridique ou fiscale. Une recommandation personnalisée suppose au préalable un recueil complet d'informations sur votre situation, vos connaissances, votre expérience, vos objectifs et votre tolérance au risque. Les informations fiscales et juridiques présentées correspondent à notre compréhension de la réglementation à la date de mise à jour indiquée ci-dessus ; elles sont susceptibles d'évoluer, et leur application dépend de la situation propre à chaque personne. Les conseils du cabinet reposent sur une analyse restreinte des différents types d'instruments financiers. Investir comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital : l'assureur s'engage sur le nombre d'unités de compte, non sur leur valeur. Les dispositifs de réduction d'impôt présentés exposent à un risque de perte en capital, à un risque de liquidité et à un risque de remise en cause de l'avantage fiscal en cas de non-respect des conditions. Auteur : Eric Abisset. Mis à jour le 3 septembre 2026.

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