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VOS PROJETS

Investir dans
l'immobilier

C’est l’investissement que les Français connaissent le mieux, et celui dont on sous-estime le plus les contraintes. Il immobilise des sommes importantes, pour longtemps.

Forêt stylisée aux couleurs du cabinet, avec le système racinaire visible sous la ligne de sol
LE POINT DE DÉPART
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Avant de choisir un support, clarifier le projet

Que cherchez vous ? 

Un revenu complémentaire aujourd’hui, un capital à terme, un bien à transmettre, ou un logement à occuper plus tard ? Ces objectifs ne mènent pas aux mêmes solutions, et certains sont incompatibles entre eux.

Sur quelle durée ?

L’immobilier se juge sur dix ans et plus. Les frais d’acquisition à eux seuls demandent plusieurs années de détention pour être absorbés.

Et si votre situation change ?

Perte d’emploi, séparation, mutation, maladie, besoin de trésorerie. Un investissement financé à crédit doit résister à ces événements, pas seulement à un scénario favorable.

Pourquoi toutes ces questions d'abord ?

Nous les posons avant de parler de rendement. Un projet qui ne survit pas à ces trois questions ne survivra pas non plus au marché.

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Quatre façons d'investir

Deux en détenant un bien, deux sans en gérer aucun.

Chacun se lit sur trois colonnes. 

La location nue

APPORTE

Une gestion plus simple, une rotation plus faible, un bail long qui donne de la visibilité

COÛTE

Frais d’acquisition non récupérables, taxe foncière, charges, assurance

FAIT RISQUER

Un rendement souvent inférieur au meublé, et la fiscalité la plus lourde des revenus du patrimoine

La location meublée

APPORTE

Un loyer généralement supérieur, et une fiscalité plus douce pendant la détention grâce à l’amortissement

COÛTE

Tout ce qu’exige la location nue, plus le mobilier et un comptable chaque année

FAIT RISQUER

Un avantage qui n’est plus acquis à la revente : les amortissements augmentent la plus-value imposable

Les SCPI

APPORTE

L’accès à l’immobilier pour un montant très inférieur à un achat direct, et une mutualisation réelle

COÛTE

Des frais de souscription significatifs à l’entrée, des frais de gestion annuels

FAIT RISQUER

Capital non garanti, valeur des parts en baisse possible, revente non immédiate

L’achat en nue-propriété

APPORTE

Un prix réduit par la décote, aucune gestion, aucun locataire, aucune charge d’entretien

COÛTE

Les frais d’acquisition classiques, et un capital qui ne produit rien pendant toute la durée

FAIT RISQUER

Aucun revenu pendant quinze ou vingt ans, et une revente difficile avant le terme

Nous travaillons avec une sélection restreinte de solutions et de partenaires. Nous ne prétendons pas examiner l’ensemble de l’offre du marché. Voir comment nous travaillons

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Ce que nous faisons pour vous

01

Nous vérifions d’abord que l’immobilier est le bon outil pour votre objectif. Il arrive que la réponse soit non, et nous le disons.

03

Nous vous présentons les solutions envisageables avec, pour chacune, ce qu’elle apporte, ce qu’elle coûte et ce qu’elle vous fait risquer, exposés avec le même soin. Nous vous disons ce que le cabinet perçoit, avant que vous ne décidiez.

02

Nous chiffrons l’opération complètement : prix, frais d’acquisition, travaux prévisibles, charges, fiscalité des loyers, mensualité de crédit, et ce qu’il reste réellement chaque mois. Puis nous refaisons le même calcul dans un scénario dégradé.

04

Nous examinons le financement en même temps que l’investissement, parce que les deux forment une seule opération.

05

Nous restons présents ensuite, quand il faut revoir un régime fiscal, arbitrer des parts, décider de travaux ou envisager une revente.

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Investir dans l’immobilier : ce que cela apporte, ce que cela engage

 

L’immobilier est l’investissement que les Français connaissent le mieux, et celui dont on sous-estime le plus les contraintes. Il peut construire un patrimoine et un revenu complémentaire. Il immobilise aussi des sommes importantes, pour longtemps, avec des risques bien identifiés. Cette page décrit les principales façons d’investir, et ce que chacune engage réellement.

 

Avant de choisir un support, clarifier le projet

 

Il n’existe pas de bon investissement immobilier dans l’absolu. Il existe des solutions qui correspondent à un objectif, à un horizon et à une capacité d’engagement. Trois questions viennent avant toutes les autres.

 

Que cherchez-vous ? Un revenu complémentaire aujourd’hui, un capital à terme, un bien à transmettre, ou un logement à occuper plus tard ? Ces objectifs ne mènent pas aux mêmes solutions, et certains sont incompatibles entre eux.

 

Sur quelle durée acceptez-vous d’immobiliser cet argent ? L’immobilier se juge sur dix ans et plus. Les frais d’acquisition à eux seuls demandent plusieurs années de détention pour être absorbés.

 

Que se passe-t-il si votre situation change ? Perte d’emploi, séparation, mutation, maladie, besoin de trésorerie. Un investissement immobilier financé à crédit doit résister à ces événements, pas seulement à un scénario favorable.

 

Nous posons ces questions avant de parler de rendement. Un projet qui ne survit pas à ces trois questions ne survivra pas non plus au marché.

 

Détenir un bien en direct

 

Vous achetez un logement, vous le louez, vous le gérez ou vous en confiez la gestion. C’est la forme la plus répandue, et celle qui demande le plus d’implication.

 

La location nue

 

Vous louez un logement vide. Le bail est encadré, sa durée est plus longue que celle d’un bail meublé, et le congé du locataire comme celui du propriétaire obéissent à des règles précises. Les loyers sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers, avec au choix un régime forfaitaire ou un régime réel permettant de déduire les charges effectivement supportées, dont les intérêts d’emprunt.

 

Ce que cela apporte

Une gestion plus simple qu’en meublé : pas de mobilier à fournir ni à renouveler, une rotation des locataires en général plus faible, donc moins de périodes de vacance entre deux baux. Un bail long, qui donne de la visibilité. La possibilité, au régime réel, de déduire les charges réelles et de constater un déficit lorsque celles-ci dépassent les loyers, déficit dont une partie peut réduire votre revenu imposable global. Les seuils et les plafonds figurent dans les repères en bas de page.

 

Ce que cela coûte

Les frais d’acquisition — droits d’enregistrement, émoluments du notaire, frais de garantie du prêt — que vous ne récupérez pas à la revente. La taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, l’assurance propriétaire non occupant. L’entretien courant et le renouvellement des équipements. Les honoraires de gestion locative si vous déléguez, et ceux d’un comptable si vous êtes au régime réel. Ces charges sont dues que le bien soit loué ou non.

 

Ses inconvénients et ses risques

Le rendement net d’un bien nu est souvent inférieur à celui d’un bien meublé, et la fiscalité des revenus fonciers est parmi les plus lourdes qui s’appliquent aux revenus du patrimoine, puisqu’ils s’ajoutent à vos autres revenus et supportent en outre les prélèvements sociaux. Le locataire bénéficie d’une protection étendue : reprendre son bien ou le vendre libre suppose de respecter des délais et des motifs encadrés. Un impayé se règle par une procédure longue, pendant laquelle vous continuez de rembourser le crédit. Les obligations de performance énergétique se durcissent et peuvent rendre un logement non louable tant que des travaux n’ont pas été réalisés : c’est aujourd’hui l’un des premiers risques sur les biens anciens, et le calendrier figure dans les repères. Enfin, le prix de revente dépend d’un marché local que vous ne maîtrisez pas, et il peut être inférieur à votre prix d’achat, frais compris.

 

La location meublée

 

Vous louez un logement équipé d’un mobilier permettant au locataire d’y vivre immédiatement. Le bail est plus court et plus souple qu’en location nue. Les loyers ne relèvent pas des revenus fonciers mais des bénéfices industriels et commerciaux, avec là encore un régime forfaitaire ou un régime réel. Au régime réel, vous pouvez comptablement constater la dépréciation du bien et du mobilier — l’amortissement —, ce qui réduit le résultat imposable sans sortie d’argent correspondante.

 

Ce que cela apporte

Un loyer généralement supérieur à celui d’un bien équivalent loué nu. Une fiscalité qui peut être sensiblement plus favorable pendant la phase de détention, grâce à l’amortissement, avec des années où le revenu encaissé est peu ou pas imposé. Une souplesse contractuelle plus grande, notamment sur la durée du bail et sur la récupération du bien. Les seuils des régimes et la distinction entre loueur professionnel et non professionnel figurent dans les repères.

 

Ce que cela coûte

Tout ce qu’exige la location nue, plus l’achat du mobilier et son renouvellement, plus l’obligation pratique de tenir une comptabilité au régime réel, donc les honoraires d’un comptable chaque année. La rotation des locataires est plus élevée, ce qui augmente les frais de remise en état et les périodes creuses. À quoi s’ajoute un point que beaucoup découvrent tard : les prélèvements sociaux sur les revenus de location meublée sont plus élevés que sur les revenus fonciers.

 

Ses inconvénients et ses risques

L’avantage fiscal de l’amortissement n’est plus acquis à la revente. Depuis février 2025, les amortissements pratiqués viennent diminuer le prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value : la plus-value imposable augmente donc mécaniquement, et le gain final d’une opération qui paraissait rentable pendant la détention s’en trouve réduit, parfois fortement. Quelques catégories de résidences gérées échappent à cette règle. C’est le point le plus important à comprendre avant de choisir le régime réel, et nous le chiffrons avec vous, sur votre opération, avant l’achat. La gestion est par ailleurs plus lourde et plus fréquente. Le cadre fiscal et réglementaire de la location meublée a beaucoup bougé ces dernières années, en particulier sur la location de courte durée : plusieurs communes encadrent désormais les meublés touristiques par des règles d’autorisation ou de changement d’usage, et une stratégie construite sur la location saisonnière peut se retrouver contrainte par une décision locale. Nous vérifions ce point commune par commune avant tout projet. Enfin, le risque locatif — vacance, impayé, dégradation — reste entier.

 

Investir en immobilier sans gérer un bien

 

Certaines solutions permettent de s’exposer à l’immobilier sans acheter ni gérer un logement. Elles suppriment des contraintes ; elles en créent d’autres.

 

Les SCPI

 

Une SCPI, société civile de placement immobilier, achète et gère un ensemble de biens — bureaux, commerces, santé, logistique, logement — avec l’argent de milliers d’associés. Vous achetez des parts. La société encaisse les loyers, supporte les charges et les travaux, et vous reverse une quote-part des revenus, après prélèvement de ses frais. Vous ne choisissez ni les immeubles, ni les locataires, ni le moment des travaux.

 

Ce que cela apporte

Un accès à l’immobilier pour un montant très inférieur à celui d’un achat en direct, ce qui permet aussi d’investir progressivement. Une mutualisation : des dizaines ou des centaines d’immeubles et de locataires, là où un appartement ne dépend que d’un seul. Aucune gestion de votre part. Un accès à des typologies d’actifs inaccessibles à un particulier seul. La possibilité d’acquérir des parts à crédit, ou d’en acheter la seule nue-propriété.

 

Ce que cela coûte

Des frais de souscription prélevés à l’entrée, significatifs, qui expliquent qu’une SCPI se juge sur une longue durée. Des frais de gestion annuels prélevés sur les loyers. Des frais éventuels de cession. Contrairement à d’autres placements, ces frais ne sont encadrés par aucun plafond réglementaire : ils se comparent société par société, et nous le faisons avec vous. Le cabinet perçoit une rémunération sur la souscription, dont le montant vous est communiqué avant que vous ne décidiez.

 

Ses inconvénients et ses risques

Le capital n’est pas garanti : la valeur des parts suit celle des immeubles détenus, et elle peut baisser. Des sociétés ont revalorisé leur prix de part à la baisse au cours des dernières années, ce qui a créé des moins-values pour des porteurs entrés peu avant. Le revenu distribué n’est pas garanti et varie selon l’occupation des immeubles et la solidité des locataires. La liquidité est limitée : revendre suppose de trouver un acheteur ou que la société dispose de la trésorerie nécessaire, et un délai de plusieurs mois est possible, davantage en période de tension. Les frais d’entrée élevés rendent une sortie rapide généralement perdante. Les revenus perçus sont imposés en France dans la catégorie des revenus fonciers, avec les prélèvements sociaux, et une fiscalité particulière s’applique aux immeubles détenus à l’étranger. Les performances passées, distributions comprises, ne préjugent pas des performances futures.

 

L’achat en nue-propriété

 

La propriété d’un bien peut être scindée entre l’usufruit — le droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les revenus — et la nue-propriété — la détention du bien sans son usage ni ses revenus. Vous achetez la seule nue-propriété, à un prix inférieur à celui de la pleine propriété, pour une durée fixée à l’avance. Pendant cette période, un usufruitier, souvent un bailleur institutionnel, perçoit les loyers et assume la gestion. Au terme, vous récupérez la pleine propriété automatiquement, sans versement complémentaire.

 

Ce que cela apporte

Un prix d’acquisition réduit par rapport à la pleine propriété, la décote correspondant à la valeur de l’usufruit cédé. Aucune gestion, aucun locataire, aucune charge d’entretien courant pendant toute la durée du démembrement, celles-ci pesant sur l’usufruitier selon la répartition prévue au contrat. Aucun revenu perçu, donc aucun revenu imposable pendant la période. Une reconstitution de la pleine propriété au terme, sans fiscalité propre à cette reconstitution.

 

Ce que cela coûte

Les frais d’acquisition classiques d’un bien immobilier. Un capital immobilisé qui ne produit strictement rien pendant toute la durée : le coût réel de l’opération est ce que cet argent aurait pu rapporter ailleurs.

 

Ses inconvénients et ses risques

Vous n’encaissez aucun revenu, parfois pendant quinze ou vingt ans, alors que le capital est engagé dès le premier jour : cette solution est inadaptée à quiconque a besoin de revenus complémentaires. La revente d’une nue-propriété avant le terme est difficile : le marché secondaire est étroit, et vous cédez alors avec une décote qui dépend de la durée restante. La valeur du bien au terme est inconnue : la décote d’entrée n’est pas une performance garantie, elle est la contrepartie de l’absence de revenus. L’état du bien à la restitution dépend de la façon dont l’usufruitier l’a entretenu, et la répartition contractuelle des travaux mérite d’être lue attentivement avant de signer. Enfin, le montage porte souvent sur des programmes neufs situés dans des marchés locatifs précis : l’attractivité du secteur au terme est un pari, pas une donnée.

 

Détenir en nom propre ou via une société

 

Un bien immobilier peut être détenu directement par une ou plusieurs personnes, ou par une société civile immobilière constituée pour le porter. Dans ce second cas, ce ne sont plus des parts de bien que l’on détient mais des parts de société, et les règles de fonctionnement sont celles fixées par les statuts. La société peut relever de l’impôt sur le revenu ou opter pour l’impôt sur les sociétés, deux régimes très différents.

 

Ce que cela apporte

Une organisation à plusieurs plus souple que l’indivision : les statuts désignent un gérant, fixent les règles de décision, et évitent le blocage que produit la règle de l’unanimité entre indivisaires. Une transmission progressive facilitée : on peut donner des parts par étapes, en pleine propriété ou en nue-propriété, plus facilement que des fractions d’un immeuble. Une séparation claire entre patrimoine familial et patrimoine professionnel dans certaines configurations de dirigeants.

 

Ce que cela coûte

Les frais de constitution, la rédaction des statuts, et une vie sociale à tenir : assemblée annuelle, décisions écrites, conservation des documents. Une comptabilité, obligatoire et à faire tenir dans plusieurs cas, notamment à l’impôt sur les sociétés. Des honoraires récurrents, donc, là où la détention directe n’en génère aucun.

 

Ses inconvénients et ses risques

Une société civile immobilière ajoute de la complexité, et elle n’a d’intérêt que si un objectif précis la justifie. Créée sans raison, elle coûte plus qu’elle ne rapporte. Les associés répondent des dettes sociales de façon indéfinie, à proportion de leur part : le risque ne s’arrête pas à l’apport. L’option pour l’impôt sur les sociétés modifie profondément la fiscalité de la revente, souvent au détriment du vendeur, l’amortissement pratiqué venant augmenter la plus-value taxable ; c’est une décision qu’il faut prendre en connaissant ses conséquences à la sortie, et non seulement son effet immédiat. Une société mal tenue — sans assemblée, sans comptabilité, sans mouvements réels — expose à une remise en cause. Enfin, la société ne protège pas des risques locatifs, qui restent identiques : elle change qui détient, pas ce qui est détenu.

 

Les risques, nommés un par un

 

Aucun des risques qui suivent n’est théorique. Nous les rencontrons tous, régulièrement, chez des personnes qui n’en avaient pas été averties au moment d’acheter.

 

La vacance locative. Entre deux locataires, ou faute de demande, le bien ne produit rien. Les charges, la taxe foncière et l’échéance de crédit, elles, continuent. Un plan de financement construit sur douze mois de loyer par an ne résiste pas au premier trimestre vide.

 

Les impayés. Le locataire cesse de payer. La procédure pour obtenir son départ est longue et coûteuse, et pendant tout ce temps vous financez seul le bien. Une garantie contre les loyers impayés existe, elle a un coût annuel et des conditions d’éligibilité du locataire qui excluent une partie des candidats.

 

Les travaux. Le chauffe-eau, la toiture, un ravalement voté en copropriété, une mise aux normes énergétiques. Ces dépenses arrivent rarement au bon moment et rarement seules. Un investissement locatif sans réserve de trésorerie dédiée aux travaux est un investissement fragile.

 

La revente et la liquidité. Un bien immobilier ne se vend pas quand on le décide, mais quand un acheteur se présente et obtient son financement. Compter plusieurs mois est la règle. En cas de besoin urgent d’argent, l’immobilier est l’actif qui répond le plus mal. Et le prix obtenu peut être inférieur au prix payé, frais d’acquisition inclus.

 

L’effet de levier du crédit. Emprunter permet d’acquérir un bien sans disposer de la somme, et de faire contribuer les loyers au remboursement. C’est le principal atout de l’immobilier. C’est aussi ce qui rend l’opération risquée : le levier amplifie le gain quand tout se passe bien, et la perte quand ce n’est pas le cas. La dette, elle, ne se renégocie pas avec le marché : elle est due, à l’euro et à la date près, que le bien soit loué ou non, qu’il ait pris ou perdu de la valeur.

 

La durée d’engagement. Frais d’acquisition à amortir, engagements de location liés à certains régimes, durée du crédit, horizon de détention d’une SCPI ou d’une nue-propriété : tout, ici, se compte en années. Une opération immobilière engage une part de votre capacité financière pour une longue période, pendant laquelle vous ne pourrez pas la mobiliser pour autre chose.

 

L’évolution fiscale et réglementaire. La fiscalité immobilière est modifiée presque chaque année. S’y ajoutent les règles non fiscales : normes énergétiques, encadrement des loyers dans certaines zones, réglementation locale de la location de courte durée. Une opération construite sur le cadre d’aujourd’hui doit pouvoir supporter que ce cadre change.

 

Les dispositifs fiscaux liés à l’immobilier locatif

 

Un mot sur un sujet qui revient dans presque tous nos rendez-vous.

 

Le dispositif Pinel est fermé. Il n’est plus possible d’y souscrire depuis le 1er janvier 2025. Si vous détenez un bien acquis sous ce régime, vos engagements en cours restent applicables, et ils peuvent être prorogés par périodes de trois ans dans la limite de douze années — à condition que l’option soit formulée par écrit au terme de l’engagement en cours, ce qui se rate facilement. Nous pouvons examiner votre situation.

 

Nous le précisons parce que le nom circule encore beaucoup, y compris dans des argumentaires commerciaux.

 

Un dispositif lui a succédé en 2026. Il porte sur les logements en immeuble collectif, neufs ou anciens lourdement rénovés, loués nus à titre de résidence principale avec un engagement de neuf ans et un loyer plafonné. Son mécanisme est différent de celui du Pinel : ce n’est pas une réduction d’impôt, mais un amortissement déduit chaque année de vos revenus fonciers. L’avantage est donc proportionnel à votre imposition, ce qui le rend intéressant pour certains contribuables et sans effet pour d’autres. Les repères en bas de page en donnent les paramètres.

 

D’autres régimes restent ouverts, liés à la nature des travaux, au caractère patrimonial du bien ou à sa localisation : la rénovation de logements anciens dans certaines communes, le conventionnement d’un loyer inférieur au marché, la restauration d’immeubles en site patrimonial remarquable, les monuments historiques. Leur logique est toujours la même : un avantage fiscal contre un engagement long et des conditions strictes, dont le non-respect entraîne la reprise de l’avantage. Nous les examinons quand ils correspondent à une situation, jamais comme point de départ d’une réflexion.

 

Notre position sur ce sujet est constante. Un logement acheté pour son avantage fiscal reste un logement : il se loue, s’entretient et se revend selon les lois du marché local, pas selon celles du code général des impôts. Si le bien ne tient pas debout sans la réduction d’impôt, nous ne vous le proposons pas.

 

Repères chiffrés

 

Location nue, micro-foncier : régime accessible jusqu’à 15 000 € de revenu brut foncier annuel, avec un abattement forfaitaire de 30 %.

 

Location nue, déficit foncier : imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an. La fraction qui dépasse ce plafond ne s’impute que sur les revenus fonciers des dix années suivantes. La part du déficit provenant des intérêts d’emprunt n’est jamais imputable sur le revenu global.

 

Un dispositif à ne plus prendre en compte : le doublement du plafond à 21 400 € pour travaux de rénovation énergétique ne visait que les dépenses payées jusqu’au 31 décembre 2025. Il est éteint. Des documents commerciaux le présentent encore comme applicable.

 

Location meublée, micro-BIC : pour les revenus 2026, le régime forfaitaire est accessible jusqu’à 83 600 € de recettes avec un abattement de 50 % pour la location de longue durée et les meublés de tourisme classés, et jusqu’à 15 000 € avec un abattement de 30 % pour les meublés de tourisme non classés.

 

Loueur professionnel ou non professionnel : vous êtes loueur professionnel si deux conditions sont réunies en même temps — les recettes de votre foyer fiscal dépassent 23 000 € par an, et elles dépassent vos autres revenus d’activité. Si l’une des deux manque, vous êtes loueur non professionnel.

 

Prélèvements sociaux : 17,2 % sur les revenus fonciers et sur les revenus de SCPI, 18,6 % sur les revenus de location meublée. Cet écart de 1,4 point est récent et change le rendement net d’une opération en meublé.

 

Location meublée, amortissements et revente : pour les cessions réalisées depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits au régime réel viennent diminuer le prix d’acquisition retenu pour le calcul de la plus-value, ce qui augmente la plus-value imposable. Certaines résidences gérées — résidences étudiantes et services, établissements pour personnes âgées ou handicapées, établissements de soins de longue durée — échappent à cette règle.

 

Plus-value immobilière des particuliers : 19 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Les abattements pour durée de détention commencent à la sixième année : exonération d’impôt sur le revenu au bout de 22 ans, exonération de prélèvements sociaux au bout de 30 ans.

 

Interdiction de louer selon le diagnostic de performance énergétique : la classe G est interdite à la location depuis le 1er janvier 2025, la classe F le sera au 1er janvier 2028 et la classe E au 1er janvier 2034. Les loyers des classes F et G sont gelés depuis le 24 août 2022.

 

Un changement qui peut vous concerner : depuis le 1er janvier 2026, le mode de calcul du diagnostic a été modifié pour les logements consommant de l’électricité — le coefficient de conversion en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9. Aucune étiquette ne peut se dégrader du fait de ce changement.

 

Et il n’y a pas de nouveau diagnostic à payer : si votre bien était classé F ou G, la mise à jour est gratuite et immédiate sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME. Il suffit du numéro figurant sur votre diagnostic. Vous téléchargez une attestation qui remplace l’étiquette d’origine, conserve la même durée de validité et s’utilise aussi bien en vente qu’en location.

 

Une raison d’attendre, parfois : un arrêté publié le 31 août 2026 abaisse à nouveau ce coefficient, de 1,9 à 1,7, au 1er janvier 2027. Les diagnostics réalisés jusqu’au 31 décembre 2026 pourront faire l’objet d’une nouvelle mise à jour gratuite à partir de cette date. Un logement qui reste classé F aujourd’hui peut donc en sortir en janvier. Nous en tenons compte dans le calendrier d’une mise en location ou d’une vente.

 

Le dispositif qui a succédé au Pinel : il s’applique aux acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028, en immeuble collectif neuf ou ancien rénové à hauteur d’au moins 30 % du prix. L’engagement de location est de neuf ans, en nu, à titre de résidence principale. L’amortissement annuel va de 3 % à 5,5 % selon le niveau de loyer et l’état du bien, sur une base plafonnée à 8 000 € par an et par foyer, portée jusqu’à 12 000 € pour les loyers les plus sociaux.

 

Dispositifs encore ouverts : la rénovation de logements anciens dans certaines communes et le conventionnement de loyer avec l’Agence nationale de l’habitat le restent jusqu’au 31 décembre 2027. La restauration d’immeubles en site patrimonial remarquable et le régime des monuments historiques n’ont pas de date de fin.

 

Plafonnement global des avantages fiscaux : 10 000 € par an et par foyer fiscal, porté à 18 000 € en présence d’investissements outre-mer ou de Sofica.

 

Mis à jour le 2 septembre 2026. Sources : bofip.impots.gouv.fr, impots.gouv.fr, service-public.gouv.fr, economie.gouv.fr, ecologie.gouv.fr. Ces montants et ces règles sont susceptibles d’évoluer ; la date ci-dessus indique la dernière vérification effectuée par le cabinet. Le traitement fiscal dépend de votre situation individuelle.

 

Ce que nous faisons pour vous

 

Nous commençons par vérifier que l’immobilier est le bon outil pour votre objectif. Il arrive que la réponse soit non, et nous le disons.

 

Nous chiffrons l’opération complètement : prix, frais d’acquisition, travaux prévisibles, charges, fiscalité des loyers, mensualité de crédit, et ce qu’il reste réellement chaque mois. Nous établissons le même calcul dans un scénario dégradé — vacance, impayé, travaux imprévus, hausse des charges — pour que vous voyiez à quoi ressemble l’opération quand tout ne se passe pas bien.

 

Nous vous présentons les solutions envisageables avec, pour chacune, ce qu’elle apporte, ce qu’elle coûte et ce qu’elle vous fait risquer, exposés avec le même soin.

 

Sur les programmes neufs, nous travaillons notamment avec Altarea Cogedim, Nexity, Bouygues Immobilier et Kaufman & Broad. Cette liste n’est pas exhaustive et peut évoluer. Nous ne prétendons pas examiner l’ensemble de l’offre du marché : nous préférons une gamme que nous connaissons réellement. Voir comment nous travaillons.

 

Nous examinons le financement en même temps que l’investissement, parce que les deux forment une seule opération. Notre page financer votre projet détaille ce point.

 

Nous vous disons ce que le cabinet perçoit sur l’opération, avant que vous ne décidiez.

 

Nous restons présents ensuite, quand il faut revoir un régime fiscal, arbitrer des parts, décider de travaux ou envisager une revente. Si votre projet porte sur l’achat ou la vente d’un bien, c’est notre activité de transaction, présentée sur AEP Immo.

 

Nous nous déplaçons chez vous, dans le bassin annécien, en Haute-Savoie et dans le Pays de Gex, plus largement en Rhône-Alpes, et partout en France en visioconférence.

 

Vos questions

 

Vaut-il mieux acheter un appartement ou des SCPI ?

 

Cela dépend de ce que vous cherchez et de ce que vous acceptez. Un bien en direct donne le contrôle, permet un levier de crédit important et un travail sur la valeur du bien ; il demande du temps, expose à un seul locataire et à un seul marché. Une SCPI mutualise et supprime la gestion ; elle offre moins de contrôle, comporte des frais d’entrée élevés et une liquidité limitée. Les deux comportent un risque de perte en capital. La bonne question n’est pas laquelle est meilleure, mais laquelle correspond à votre situation, à votre horizon et à votre tolérance au risque.

 

Combien faut-il pour commencer ?

 

Il n’y a pas de montant minimum pour nous consulter. Les solutions accessibles, elles, dépendent de votre apport et de votre capacité d’emprunt : certaines s’envisagent avec quelques milliers d’euros, d’autres supposent un financement bancaire complet. Nous partons de ce dont vous disposez, pas d’un ticket d’entrée.

 

Le locataire rembourse le crédit, donc l’opération s’autofinance ?

 

C’est une simplification qui coûte cher. Le loyer contribue au remboursement, il le couvre rarement en totalité une fois pris en compte les charges non récupérables, la taxe foncière, l’assurance, les travaux, la vacance et l’impôt sur les loyers. Un effort d’épargne mensuel est la règle plutôt que l’exception. Nous chiffrons cet effort avant l’achat, y compris dans un scénario défavorable, pour que vous sachiez ce que vous vous engagez à supporter.

 

Faut-il créer une SCI ?

 

Seulement si un objectif précis le justifie : détenir à plusieurs, organiser une transmission progressive, séparer un patrimoine. Une société civile immobilière créée sans raison ajoute des obligations et des coûts annuels sans rien apporter. Le choix de son régime fiscal est au moins aussi important que sa création, et certaines options sont difficiles ou impossibles à défaire.

 

Est-ce le bon moment pour investir dans l’immobilier ?

 

Nous ne prévoyons pas les marchés et nous ne connaissons personne qui le fasse de façon fiable. Ce que nous pouvons faire, c’est vérifier que votre opération résiste à plusieurs scénarios, dont des scénarios défavorables. Un investissement qui n’est viable que si les prix montent et si le bien est loué en permanence n’est pas un investissement solide, quel que soit le moment.

 

Prendre rendez-vous

 

Avant d’acheter, faisons le calcul ensemble. Un premier échange permet de vérifier que le projet est adapté à votre situation, d’en chiffrer le coût réel et d’en mesurer les risques. Il est gratuit et sans engagement, et il n’y a aucun montant minimum pour nous consulter. Nous n’avons pas d’agenda en ligne : vous laissez une demande, nous vous rappelons sous 48 heures.

 

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Cette page est une communication du cabinet AE Patrimoine. Elle a une vocation d'information générale et ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement, ni une offre de commercialisation. Une recommandation personnalisée suppose au préalable un recueil complet d'informations sur votre situation, vos connaissances, votre expérience, vos objectifs et votre tolérance au risque. Les investissements immobiliers présentent des risques, notamment un risque de perte en capital, un risque de liquidité, un risque locatif — vacance et impayés — et un risque lié à l'évolution du marché immobilier et de la réglementation. Le recours au crédit augmente le risque : en cas de baisse du prix du bien ou d'absence de revenus locatifs, l'emprunt reste dû dans son intégralité. Les revenus distribués par les sociétés civiles de placement immobilier ne sont pas garantis, la valeur des parts peut varier à la baisse, et la durée de détention recommandée est longue. Les performances et distributions passées ne préjugent pas des performances et distributions futures. Les conseils du cabinet reposent sur une analyse restreinte des différents types d'instruments financiers. Les informations fiscales correspondent à notre compréhension de la réglementation à la date de mise à jour indiquée ci-dessous ; elles sont susceptibles d'évoluer et dépendent de la situation de chacun. Auteur : Eric Abisset. Mis à jour le 2 septembre 2026.

Clarifier le projet ↓
Détenir un bien en direct ↓
Investir sans gérer ↓
Nom propre ou société ↓
Les risques un par un ↓
Les dispositifs fiscaux ↓
Repères chiffrés ↓
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