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LE POINT DE DÉPART
Deux patrimoines qui se décident ensemble
La concentration
Votre entreprise est souvent votre actif principal. Tant qu’elle va bien, cette concentration ne se voit pas. Le jour où elle va moins bien, ou le jour où elle se vend mal, elle se voit d’un coup.
Votre rémunération
Beaucoup de dirigeants se rémunèrent aujourd’hui comme il y a cinq ans, sans avoir revu le raisonnement. La question n’est pas « salaire ou dividendes », mais quelle combinaison, et pour quoi faire.
Votre statut social
Il dépend de la forme de la société et de votre part dans le capital, et il commande tout le reste : retraite, prévoyance, coût de chaque euro de rémunération.
Ce que nous regardons
Votre besoin réel de revenu, votre protection sociale existante, votre horizon de retraite, vos projets à financer et la solidité de votre trésorerie. L’arbitrage se recalcule au moins une fois par an.
Quatre chantiers
Ils ne se traitent pas séparément : chacun déplace les trois autres.
Chacun se lit sur trois colonnes.
La rémunération
APPORTE
Un arbitrage recalculé chaque année plutôt qu’une habitude reconduite
COÛTE
Le temps de reprendre le raisonnement, et parfois un revenu net inférieur à court terme
FAIT RISQUER
Des droits à retraite et une protection sociale moindres si l’arbitrage penche trop d’un côté
La retraite et la prévoyance du non-salarié
APPORTE
Un revenu de remplacement là où le régime obligatoire laisse l’écart le plus large
COÛTE
Une cotisation qui ne constitue pas une épargne : si le risque ne survient pas, elle est perdue
FAIT RISQUER
Des trous qu’on ne découvre qu’au moment de l’arrêt : délai de carence, définition de l’invalidité, durée
La trésorerie de l’entreprise
APPORTE
Un excédent qui travaille au lieu de perdre de la valeur chaque année
COÛTE
Des frais selon le support, et un traitement comptable à anticiper avec votre expert-comptable
FAIT RISQUER
Une imposition avant tout encaissement, selon le support retenu
La cession et la transmission
APPORTE
Des décisions prises des années avant l’acquéreur, quand elles sont encore possibles
COÛTE
Du temps, et des frais d’actes chez les professionnels compétents
FAIT RISQUER
Une restructuration décidée pour un seul motif fiscal est fragile ; certaines organisations engagent à conserver ou à réinvestir
Nous travaillons avec une sélection restreinte de solutions et de partenaires. Nous ne prétendons pas examiner l’ensemble de l’offre du marché. Voir comment nous travaillons
Ce que nous faisons pour vous
01
Nous établissons l’état de vos deux patrimoines, privé et professionnel, dans un même document.
03
Nous chiffrons l’arbitrage de votre rémunération selon plusieurs hypothèses, en indiquant ce que chacune vous coûte et ce à quoi elle vous fait renoncer.
02
Nous reconstituons vos droits à retraite et lisons vos garanties de prévoyance existantes, pour vous dire ce qui est couvert et ce qui ne l’est pas.
04
Nous examinons votre trésorerie et distinguons ce qui doit rester disponible de ce qui constitue un excédent durable.
05
Nous préparons la cession en amont, avec votre expert-comptable et votre notaire.
LE DÉTAIL COMPLET
Rien n’a été retiré, seulement rangé
Chaque solution, ses coûts, ses risques, les chiffres à jour et vos questions.
Dirigeant d’entreprise : deux patrimoines, une seule stratégie
Vous avez un patrimoine privé et une entreprise. On vous conseille souvent l’un sans regarder l’autre. Pourtant votre rémunération, votre retraite, votre trésorerie et le jour où vous vendrez sont des décisions qui se tiennent. Nous les regardons ensemble.
Deux patrimoines qui se décident ensemble
Votre entreprise est souvent votre actif principal. Elle produit vos revenus, elle porte votre risque, et elle représentera une part importante de ce que vous transmettrez ou de ce dont vous vivrez à la retraite.
Cette concentration est un sujet en soi. Tant que l’entreprise va bien, elle ne se voit pas. Le jour où elle va moins bien, ou le jour où elle se vend mal, elle se voit d’un coup.
Notre premier travail est donc de poser les deux ensembles côte à côte : ce que vous détenez à titre privé, ce que vous détenez à travers la société, ce que chacun rapporte, ce que chacun coûte, et ce qui se passe si l’un des deux s’arrête. Ensuite seulement viennent les décisions.
Votre rémunération : un arbitrage, pas une habitude
Beaucoup de dirigeants se rémunèrent aujourd’hui comme ils se rémunéraient il y a cinq ans, sans avoir revu le raisonnement. La question n’est pas « salaire ou dividendes », mais « quelle combinaison, pour quel objectif ».
Un préalable, qui commande tout le reste : votre statut social dépend de la forme de la société et de votre part dans le capital. Un président de société par actions simplifiée relève du régime général comme un salarié. Un gérant majoritaire de société à responsabilité limitée relève du régime des indépendants. Un gérant minoritaire ou égalitaire, lui, est assimilé salarié. Ces trois situations n’ont ni les mêmes cotisations, ni les mêmes droits, ni le même traitement des dividendes.
La rémunération versée au titre de votre mandat ou de votre contrat
Ce que cela apporte
Elle ouvre des droits sociaux : retraite, indemnités journalières en cas d’arrêt, couverture en cas d’invalidité ou de décès. Elle est régulière et prévisible, ce qui facilite un dossier de crédit.
Ce que cela coûte
Elle supporte des cotisations sociales, à la charge de la société et à la vôtre, et elle est imposée à votre nom. Le coût global pour l’entreprise est donc supérieur au montant que vous percevez. Nous chiffrons cet écart sur votre situation, parce qu’il varie fortement selon votre statut et le niveau de rémunération.
Ses inconvénients et ses risques
C’est une charge fixe pour la société. Une rémunération calibrée sur une bonne année pèse lourd sur une mauvaise. Et une baisse décidée trop tard n’efface pas les cotisations déjà appelées.
Les dividendes
Un dividende est une part du bénéfice de la société, distribuée aux associés après clôture des comptes.
Ce que cela apporte
De la souplesse. Vous distribuez quand le résultat le permet, et vous ne distribuez pas quand il ne le permet pas. Le traitement fiscal et social d’un dividende diffère de celui d’une rémunération, et cette différence peut être importante selon votre statut.
Ce que cela coûte
Le bénéfice distribué a d’abord supporté l’impôt sur les sociétés, puis la distribution supporte sa propre fiscalité. Il y a donc deux étages, et c’est la somme des deux qu’il faut comparer à une rémunération, jamais le seul second étage.
Ses inconvénients et ses risques
Le dividende n’ouvre pas les mêmes droits sociaux qu’une rémunération. Se rémunérer principalement en dividendes revient à améliorer un revenu net immédiat en dégradant sa retraite et sa couverture en cas d’arrêt de travail. Il dépend aussi d’un bénéfice distribuable : une année sans résultat est une année sans revenu. Et pour un gérant majoritaire de société à responsabilité limitée, une partie des dividendes est soumise aux cotisations sociales : les repères en bas de page donnent le seuil et son mode de calcul. C’est le point qui surprend le plus souvent.
Ce que nous regardons
Votre besoin réel de revenu, votre protection sociale existante, votre horizon de retraite, vos projets à financer et la solidité de votre trésorerie. L’arbitrage se recalcule au moins une fois par an — pas une fois pour toutes.
La retraite et la prévoyance du non-salarié : le point le plus souvent négligé
Si vous êtes travailleur non salarié — c’est-à-dire affilié au régime des indépendants et non au régime général des salariés — deux sujets se règlent rarement d’eux-mêmes.
La retraite
Une rémunération faible, ou principalement composée de dividendes, produit des droits à retraite faibles. Le constat arrive souvent tard, lorsque le relevé de carrière est demandé.
Ce que nous faisons : reconstituer vos droits acquis à partir de votre relevé, estimer ce qu’ils représenteront, et mesurer l’écart avec votre besoin.
Ce que l’épargne retraite apporte
Une constitution progressive de revenus futurs, et un traitement fiscal favorable des versements. Le travailleur non salarié dispose d’ailleurs d’un plafond de déduction propre, plus large que celui du salarié, calculé sur son bénéfice. Notre page préparer votre retraite détaille le mécanisme.
Ce que cela coûte
Des frais d’entrée, de gestion et parfois d’arbitrage, qui doivent vous être présentés avant toute souscription. Nous vous les remettons ligne par ligne.
Ses inconvénients et ses risques
L’épargne est en principe indisponible jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage prévus par la loi. L’avantage fiscal obtenu à l’entrée se retrouve, sous une autre forme, à la sortie : c’est un report, pas un gain. Et lorsque l’épargne est investie en unités de compte, elle est exposée à un risque de perte en capital.
La prévoyance
La prévoyance désigne la couverture des accidents de la vie professionnelle : arrêt de travail, invalidité, décès.
Le point à vérifier est simple et rarement vérifié : combien touchez-vous, à partir de quel jour, et pendant combien de temps, si vous ne pouvez plus travailler pendant six mois ? Puis : que se passe-t-il pour votre famille, et pour l’entreprise, si vous décédez ?
Ce que nous faisons : lire les garanties déjà en place — régime obligatoire, contrat souscrit par la société, contrat personnel — et identifier les trous avant d’envisager quoi que ce soit d’autre. Notre page protéger votre famille donne les montants versés par les régimes obligatoires selon le statut, et ils sont plus faibles qu’on ne l’imagine pour un indépendant.
Un contrat de prévoyance apporte un revenu de remplacement. Il coûte une cotisation qui ne constitue pas une épargne : si le risque ne survient pas, la cotisation est perdue. Et ses limites tiennent aux exclusions, aux délais de carence et aux définitions de l’invalidité, qui varient d’un contrat à l’autre et qu’il faut lire avant de signer.
La trésorerie de l’entreprise
Une trésorerie durablement excédentaire pose une question : la laisser dormir a un coût, la placer en crée d’autres.
Ce que le placement apporte
Une rémunération de sommes qui, autrement, se déprécient avec l’inflation.
Ce qu’il coûte
Des frais propres à chaque support, et un formalisme — décision du dirigeant, traitement comptable, information de l’expert-comptable.
Ses inconvénients et ses risques
La trésorerie d’exploitation n’est pas de l’épargne. Elle doit rester disponible. Un support peu liquide ou volatil devient un problème le jour où l’entreprise a besoin de l’argent. Selon le support retenu, s’ajoutent un risque de perte en capital, un risque lié à l’émetteur ou à la contrepartie, et un traitement comptable des variations de valeur qui affecte le résultat de la société.
Nous distinguons donc toujours trois poches : ce qui doit rester immédiatement disponible, ce qui peut être immobilisé à court terme, et ce qui constitue un excédent structurel. Seule la troisième ouvre un vrai choix.
Sur cette troisième poche, le cabinet propose plusieurs types de supports. Le choix de l’allocation s’appuie sur l’analyse de Jean-Noël VIEILLE, gérant de portefeuilles, avec lequel le cabinet collabore depuis 2019, ce qui nous permet de raisonner sur les supports eux-mêmes et pas seulement sur l’enveloppe qui les contient. Nous vous présentons la logique retenue, ce qu’elle expose et ce qu’elle coûte, avant toute décision.
L’immobilier d’entreprise et le mode de détention
Vous occupez des locaux. La question n’est pas seulement d’acheter ou de louer, mais de savoir qui achète.
Détenir les murs dans la société d’exploitation
Ce que cela apporte
La simplicité, un seul interlocuteur bancaire, et un actif inscrit au bilan.
Ce que cela coûte
L’immobilisation d’une capacité d’emprunt que l’exploitation ne pourra plus utiliser.
Ses inconvénients et ses risques
Les murs suivent l’entreprise. En cas de difficulté, ils font partie de ce qui est exposé aux créanciers. Et le jour de la cession, l’acquéreur doit acheter l’immobilier en même temps que l’activité, ce qui alourdit le prix et réduit le nombre d’acheteurs possibles.
Détenir les murs à part, par exemple via une société civile immobilière
Une société civile immobilière est une société dont l’objet est de détenir et gérer un bien immobilier. Elle peut être détenue par vous, par votre famille, ou par plusieurs associés.
Ce que cela apporte
Une séparation entre l’outil de travail et le patrimoine immobilier. Les loyers versés par l’exploitation constituent un revenu, et l’immobilier peut être conservé après la vente de l’entreprise, ou transmis séparément. C’est souvent ce qui permet de vendre l’activité sans vendre les murs.
Ce que cela coûte
La création et le fonctionnement d’une structure : statuts, comptabilité, assemblées, déclarations. Et des loyers qui doivent correspondre à la réalité du marché, faute de quoi l’administration peut les remettre en cause.
Ses inconvénients et ses risques
Une structure supplémentaire à tenir dans la durée, et un régime fiscal à choisir dont les conséquences se révèlent surtout à la revente : l’option pour l’impôt sur les sociétés permet d’amortir le bien pendant la détention, mais cet amortissement augmente d’autant la plus-value taxable le jour de la vente. C’est une décision à prendre en connaissant sa sortie, pas seulement son effet immédiat. Notre page investir dans l’immobilier détaille ce point.
Il n’existe pas de bonne réponse générale. Elle dépend de votre horizon de cession, de votre situation familiale et de votre capacité d’emprunt.
La cession et la transmission se préparent des années à l’avance
Le jour où un acquéreur se présente, l’essentiel est déjà joué. Les décisions qui comptent — la façon dont vous détenez vos titres, la présence ou non d’une société holding, le sort de l’immobilier, la répartition du capital dans la famille — produisent leurs effets après un délai de détention ou de conservation. Prises au moment de la vente, elles arrivent trop tard.
Trois exemples chiffrés, tirés des repères en bas de page. Le pacte Dutreil, qui exonère les trois quarts de la valeur des titres transmis, suppose un engagement collectif de deux ans en cours au jour de la transmission, puis un engagement individuel de six ans. L’abattement dont bénéficie le dirigeant qui cède en partant à la retraite suppose cinq années de fonctions et de détention. Le report d’imposition en cas d’apport à une holding suppose un réinvestissement dans les trois ans et une conservation de cinq ans. Aucun de ces délais ne se rattrape.
Ce que nous faisons en amont : établir ce que la cession devrait vous laisser une fois l’impôt payé, comparer les scénarios de détention possibles, et vérifier que le produit de la vente couvrira réellement votre besoin de revenus futurs.
Ce que cela coûte : du temps, et des frais d’actes chez les professionnels compétents.
Les risques à connaître. Une opération de restructuration décidée uniquement pour un motif fiscal est fragile. Certaines organisations vous engagent à conserver des titres ou à réinvestir dans un délai contraint, et le non-respect entraîne la reprise de l’avantage. Une réorganisation mal calibrée peut vous priver de la souplesse dont vous aurez besoin. Et ces règles changent : la loi de finances pour 2026 a allongé l’engagement individuel du pacte Dutreil et durci les conditions du report d’imposition, pour les opérations réalisées à compter du 21 février 2026. Un montage engagé sur dix ans traversera plusieurs lois de finances. Nous ne proposons pas de montage dont vous ne comprenez pas la contrainte.
La transmission familiale de l’entreprise est traitée avec le reste de votre patrimoine sur notre page organiser votre transmission.
Repères chiffrés
Statut social selon la forme de société : le président de société par actions simplifiée est assimilé salarié et relève du régime général. Le gérant majoritaire de société à responsabilité limitée est travailleur non salarié et relève de la sécurité sociale des indépendants. Le gérant minoritaire ou égalitaire est assimilé salarié.
Dividendes du gérant majoritaire : la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant d’associé est soumise aux cotisations sociales des indépendants. Sont pris en compte les montants perçus par le dirigeant, son conjoint ou partenaire de PACS, et ses enfants mineurs non émancipés.
Dividendes du président de société par actions simplifiée : ils ne supportent pas de cotisations sociales. Seuls les prélèvements sociaux s’appliquent. La règle des 10 % ne vise que les travailleurs indépendants, et ni la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 ni la loi de finances pour 2026 ne l’ont étendue.
Une précision, parce que la question revient souvent : l’alignement du régime social des dividendes de société par actions simplifiée sur celui des sociétés à responsabilité limitée a été tenté en 2014, et le Sénat l’a écarté. Le sujet ressort à chaque discussion budgétaire. Ce n’est pas une raison de s’inquiéter, c’en est une de ne pas bâtir toute une stratégie de rémunération sur cette seule différence.
Pacte Dutreil, exonération : 75 % de la valeur des titres transmis est exonérée de droits de mutation à titre gratuit.
Pacte Dutreil, engagement collectif : deux ans au minimum, en cours au jour de la transmission. Il doit porter sur au moins 17 % des droits financiers et 34 % des droits de vote pour une société non cotée, 10 % et 20 % pour une société cotée.
Pacte Dutreil, engagement individuel : six ans à compter de la fin de l’engagement collectif. Cette durée était de quatre ans : elle a été portée à six ans par la loi de finances pour 2026, pour les transmissions réalisées à compter du 21 février 2026.
Pacte Dutreil, fonction de direction : elle doit être exercée par l’un des signataires de l’engagement collectif ou par l’un des héritiers, donataires ou légataires, pendant toute la durée de l’engagement collectif et pendant les trois années qui suivent la transmission.
Pacte Dutreil, engagement réputé acquis : l’engagement collectif peut être considéré comme déjà pris lorsque le dirigeant détient les titres depuis au moins deux ans, seul ou avec son conjoint, que les seuils de détention sont respectés, et qu’il exerce depuis au moins deux ans une activité professionnelle principale ou une fonction de direction éligible.
Une nouveauté à connaître : depuis le 21 février 2026, certains biens non affectés à l’activité professionnelle sont exclus de l’assiette exonérée — biens de chasse ou de pêche, véhicules de tourisme, bateaux, aéronefs, bijoux et métaux précieux, objets d’art et de collection, chevaux, vins et alcools, logements et résidences.
Réduction de droits en cas de donation : une réduction de 50 % des droits s’applique lorsque la donation porte sur la pleine propriété et que le donateur a moins de 70 ans. Elle se cumule avec le pacte Dutreil, ce qui en fait le principal levier de calendrier de la transmission d’entreprise.
Cession de titres, imposition : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, avec option possible pour le barème progressif. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus peut s’y ajouter.
Abattement du dirigeant partant à la retraite : 500 000 €, porté à 600 000 € dans certains cas de cession à de jeunes agriculteurs ou de cession échelonnée. Il s’applique aux cessions réalisées jusqu’au 31 décembre 2031. Conditions principales : céder l’intégralité de ses titres ou plus de la moitié des droits de vote, avoir détenu au moins 25 % des droits pendant cinq ans, avoir exercé une fonction de direction pendant les cinq années précédentes, cesser toute fonction et faire valoir ses droits à la retraite dans les deux ans avant ou après la cession, et céder une petite ou moyenne entreprise soumise à l’impôt sur les sociétés.
Attention sur cet abattement : il ne porte que sur l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent dus sur la totalité de la plus-value. C’est l’erreur de calcul la plus fréquente.
Apport de titres à une holding, report d’imposition : la plus-value d’apport est mise en report. Le report prend fin notamment si les titres apportés sont cédés dans les trois ans de l’apport, sauf réinvestissement. Pour les cessions réalisées à compter du 21 février 2026, ce réinvestissement doit porter sur au moins 70 % du produit de la cession, dans un délai de trois ans, et les actifs réinvestis doivent être conservés au moins cinq ans. Le régime antérieur exigeait 60 % en deux ans.
Partage de la valeur : les entreprises de 11 à 49 salariés dont le bénéfice net fiscal atteint au moins 1 % du chiffre d’affaires pendant trois exercices consécutifs doivent mettre en place un dispositif de partage de la valeur — participation, intéressement, plan d’épargne salariale abondé ou prime de partage de la valeur. Cette obligation s’applique depuis le 1er janvier 2025, à titre expérimental pour cinq ans.
Mis à jour le 3 septembre 2026. Sources : bofip.impots.gouv.fr, impots.gouv.fr, entreprendre.service-public.gouv.fr, economie.gouv.fr. Ces montants et ces règles sont susceptibles d’évoluer : la loi de finances pour 2026 a modifié à elle seule deux des dispositifs cités ci-dessus. La date indique la dernière vérification effectuée par le cabinet. Le traitement fiscal dépend de votre situation individuelle.
Où s’arrête notre rôle
Nous ne remplaçons personne, et nous le disons dès le premier rendez-vous.
Votre expert-comptable tient la comptabilité, établit les comptes annuels et les déclarations de la société, et connaît vos chiffres mieux que quiconque. Nous partons de son travail ; nous ne le refaisons pas.
Votre notaire rédige et authentifie les actes : acquisitions immobilières, donations, régime matrimonial, statuts lorsque l’acte notarié est requis. Une organisation patrimoniale ne devient réelle que passée entre ses mains.
Votre avocat fiscaliste sécurise les opérations complexes, rédige les actes juridiques et vous défend en cas de contrôle. Dès qu’une opération engage une position fiscale discutable, c’est lui qui tranche, pas nous.
Notre rôle est celui du fil conducteur. Nous rassemblons votre situation privée et professionnelle dans une même vue, nous formulons les arbitrages, nous vous les expliquons, et nous travaillons avec vos conseils habituels plutôt qu’à côté d’eux. Si vous n’en avez pas, nous vous disons lequel il vous faut. Voir comment nous travaillons.
Ce que nous faisons pour vous
Nous établissons l’état de vos deux patrimoines, privé et professionnel, dans un même document.
Nous reconstituons vos droits à retraite et lisons vos garanties de prévoyance existantes, pour vous dire ce qui est couvert et ce qui ne l’est pas.
Nous chiffrons l’arbitrage de votre rémunération selon plusieurs hypothèses, en indiquant ce que chacune vous coûte et ce à quoi elle vous fait renoncer.
Nous examinons votre trésorerie et distinguons ce qui doit rester disponible de ce qui constitue un excédent durable.
Nous préparons la cession en amont, avec votre expert-comptable et votre notaire.
Nous vous présentons chaque solution envisagée avec ce qu’elle apporte, ce qu’elle coûte et ce qu’elle vous fait risquer, à la même place et à la même taille. Si vous ne comprenez pas une solution, nous ne vous la proposons pas.
Nous nous déplaçons chez vous ou à votre entreprise, en Haute-Savoie, dans le bassin annécien et le Pays de Gex, plus largement en Rhône-Alpes, et partout en France en visioconférence. AE Patrimoine est un cabinet indépendant, sans lien capitalistique avec un assureur, une banque, une société de gestion ou un promoteur.
Vos questions
Salaire ou dividendes : que faut-il privilégier ?
Il n’y a pas de réponse générale, et c’est précisément pourquoi la question mérite d’être recalculée chaque année. Tout dépend de votre statut, de votre besoin de revenu, de vos droits à retraite déjà acquis et de votre couverture en cas d’arrêt. Un raisonnement qui ne regarde que le net immédiat conduit presque toujours à privilégier le dividende, et à découvrir dix ans plus tard une retraite insuffisante et une prévoyance inexistante.
Quand faut-il commencer à préparer la cession de mon entreprise ?
Les principaux dispositifs supposent des délais de deux à six ans. Une préparation engagée moins de trois ans avant la vente ferme déjà plusieurs portes. Si vous envisagez de céder dans les cinq ans, le moment est maintenant.
Puis-je placer la trésorerie de ma société ?
Oui, à condition de distinguer ce qui est de la trésorerie d’exploitation et ce qui est un excédent structurel. La première doit rester disponible et ne se place pas. Le second peut être placé, avec les mêmes précautions que votre épargne personnelle : liquidité, risque de perte en capital, et un traitement comptable des variations de valeur qui affecte le résultat de la société.
Les dividendes de ma SAS vont-ils être soumis à cotisations sociales ?
À ce jour, non : les dividendes du président de société par actions simplifiée ne supportent que les prélèvements sociaux, et la règle des 10 % applicable aux gérants majoritaires de société à responsabilité limitée ne leur a pas été étendue. La question revient régulièrement dans les débats budgétaires — une tentative a eu lieu en 2014 et a été écartée — sans avoir abouti à ce jour. Nous vérifions ce point à chaque loi de financement de la sécurité sociale, et nous vous alertons si la règle change. Ce que nous vous déconseillons, en revanche, c’est de construire toute votre rémunération sur cette seule différence : elle relève d’un choix politique, pas d’un droit acquis.
Vous remplacez mon expert-comptable ?
Non. Il tient vos comptes et connaît vos chiffres. Nous partons de son travail pour raisonner sur votre patrimoine dans son ensemble, privé et professionnel. Les deux métiers se complètent et ne se recouvrent pas.
Prendre rendez-vous
Un premier échange permet de faire le point sur vos deux patrimoines et de repérer ce qui mérite d’être revu. Il est gratuit et sans engagement. Nous n’avons pas d’agenda en ligne : vous laissez une demande, nous vous rappelons sous 48 heures.
Cette page est une communication du cabinet AE Patrimoine. Elle a un caractère général et non contractuel, et ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement, ni une consultation juridique ou fiscale : toute recommandation suppose un recueil préalable d'informations sur votre situation, vos connaissances, votre expérience, vos objectifs et votre tolérance au risque. La rédaction des actes juridiques relève de la compétence de votre notaire ou de votre avocat ; la comptabilité et les déclarations de la société relèvent de votre expert-comptable. Les conseils du cabinet reposent sur une analyse restreinte des différents types d'instruments financiers. Investir comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital : l'assureur s'engage sur le nombre d'unités de compte, non sur leur valeur. Le placement de la trésorerie d'entreprise expose, selon les supports retenus, à un risque de perte en capital, à un risque de liquidité et à un risque de contrepartie, et les variations de valeur peuvent affecter le résultat de la société. Le régime fiscal et les montants mentionnés sont ceux en vigueur à la date de mise à jour de cette page ; ils dépendent de votre situation individuelle et sont susceptibles d'évoluer. Auteur : Eric Abisset. Mis à jour le 3 septembre 2026.
